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Une véritable tragédie s’est déroulée ce mercredi 24 mai. Un père de famille, originaire de Versailles, a été retrouvé mort au pied du viaduc des Fauvettes, en Essonne. Ses deux petites filles, âgées de 4 et 5 ans, ont également été découvertes sans vie à ses côtés. Tous les trois auraient chuté de plus de trente mètres, de cet endroit habituellement fréquenté par les amateurs d’escalade, réputé pour sa hauteur.

Les trois corps ont été découverts vers 20 heures par des promeneurs qui ont aussitôt alerté les secours. Ces derniers n’ont pu que constater les décès.

Drame familial ?

Les premiers éléments laissent apparaître que le père de famille, âgé de 38 ans, était séparé de la mère qui réside à Issy-les-Moulineaux. Il devait lui ramener les petites le soir-même.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de ce drame. La piste du suicide familiale serait largement privilégiée.

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  • UNE HISTOIRE DE FAMILLE

    Lunetiers de père en fils depuis quatre générations, l'histoire des « Bonnet » débute dans les années 30, avec l’arrière grand-père, Alfred Bonnet, lunetier dans un atelier de fabrication de lunettes et déjà spécialisé dans les créations « or et écaille » – à Morez, aujourd’hui encore « capitale de la lunetterie ».

    NAISSANCE DE LA MAISON BONNET

    Digne successeur d’Alfred, premier du nom dans la saga familiale, Robert intègre la Maison Achard, puis devient directeur de fabrication chez Boidot – deux des plus belles enseignes de l’époque dans l’univers cossu de la lunette de « luxe ». Fier d’une renommée déjà brillante, d’un savoir-faire unique et d’un esprit entrepreneurial qui semble être inscrit dans l’ADN des « Bonnet », Robert fonde sa propre entreprise en 1950 : La Maison Bonnet qui, dès son ouverture, se spécialisera dans la fabrication de lunettes sur mesure, réalisées à la main uniquement et conçues seulement dans des matières précieuses.

    L'UNIQUE HÉRITAGE D'UN SAVOIR-FAIRE DISPARU

    Il travaille principalement l’écaille et ses montures séduisent très vite les Grands de ce monde, têtes couronnées, hommes de lettres et personnalités de la politique et du spectacle. La légende est en marche. Son fils, Christian, fera bien plus que l’entretenir. A 14 ans, il suit déjà une double formation : pratique dans l’atelier Bonnet et théorique à l’école d’optique Pasteur. En 1980, il succède à son père. Et il est le seul à résister aux changements du marché et de l’époque. Tous les lunetiers disparaissent, mais Christian maintient la réputation Bonnet en l’état, en se faisant transmettre les gestes ancestraux par l’intermédiaire des derniers savants que sont Jacques Rameau ou François Mandon. Il devient ainsi l’unique héritier de leurs précieux secrets, de leurs stocks et outillages.

    CHRISTIAN BONNET, MAÎTRE D'ART

    En 2000, c’est la consécration puisque le ministère de la Culture élève Christian Bonnet au rang de « Maître d’Art », rejoignant ainsi le cercle fermé de 74 artisans qui font rejaillir le prestige de la France par l’entremise de leur savoir-faire unique dans leur corps de métier – celui de la famille Bonnet concernant bien entendu l’écaille qui sonne comme un songe merveilleux. Encore aujourd’hui, Christian Bonnet réalise tout de son atelier sénonais, devenu mythique depuis.

    ENTREPRISE DU PATRIMOINE VIVANT

    Son fils ainé, Franck, est dans la continuité de cette lignée prestigieuse et perpétue avec panache la tradition familiale. Rejoint par son frère, Steven, qui s’est spécialisé dans l’acétate, ils font entrer la Maison Bonnet dans le XXIe siècle. En 2007, la Maison Bonnet s’est vu décerner le label « Entreprise du patrimoine vivant ». En 2009, elle ouvre son premier écrin au Palais Royal – et déjà c’est une institution parisienne prestigieuse, visitée par une clientèle très internationale au même titre que toutes les grandes Maisons de la capitale.

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